Tract Logement Pcf Notes
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PCF
Constat : une crise du logement à Saint-Nazaire
Des milliers de demandeurs attendent un logement social à Saint-Nazaire.
Certains vivent dans leur voiture, d’autres dans des garages.
Plus de 50% des Nazairiens sont éligibles à un logement social.
A cela s’ajoutent les personnes extérieures qui veulent s’établir à Saint-Nazaire pour leur retraite et d’autres pour leur travail. Le porte-avions va nécessiter de loger des milliers de personnes supplémentaires. Or le coût des logements privés est élevé. Nos jeunes ne peuvent plus accéder à la propriété et sont obligés de se loger en périphérie, de plus en plus loin de notre ville. Airbnb n’apporte pas de solution durable à la crise.
Et puis comment répondre aux besoins spécifiques des étudiants, des saisonniers, des handicapés, des femmes victimes de violence, des sans-abri, des émigrés expulsés ?
Enfin, manque de foncier.
Tous ont droit à un logement digne, social ou pas, bien adapté aux nouvelles conditions climatiques, bien desservi par les transports en commun, près de services publics de proximité. Tous ont le droit de vivre en sécurité.
Ce n’est pas le cas. Pourquoi ?
Les responsables de la situation
C’est d’abord l’État.
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Les aides pour la construction de logements sociaux diminuent.
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Loi qui oblige les bailleurs sociaux à vendre des logements sociaux pour dégager des fonds.
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Aide à la pierre plutôt qu’augmenter l’APL.
La politique de la Ville en matière de logement est totalement insuffisante.
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Manque d’anticipation, pas de plan global, se réfugie derrière les insuffisances de l’État.
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Elle doit utiliser activement son droit de préemption.
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Elle doit aussi s’inquiéter de l’exercice de la démocratie dans les CA des bailleurs sociaux.
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Pour lutter contre les marchands de sommeil, la Ville peut décider de l’encadrement des loyers et d’étendre à toutes les transactions le permis de louer.
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Le Port Nantes -Saint-Nazaire possède du foncier qu’il doit mobiliser pour loger les personnels qui vont travailler sur le porte-avions. D’autre part il faudrait revenir au 1% logement qui permettrait aux personnels de se loger non loin de leur travail. Enfin il faut recréer une commission logement dans le CSE.
Défendre une véritable politique du logement : un combat à mener ensemble
Au niveau national, nous réclamons que le droit au logement soit reconnu comme un droit fondamental inscrit dans la Constitution.C’est la condition pour encadrer réellement les loyers, réquisitionner les logements vacants, sanctionner l’habitat indigne et réguler Airnb.
Nous demandons la création d’un grand service public du logement et de l’habitat, national et décentralisé, structuré autour de trois pôles publics : construction, foncier, financement.
Nous exigeons un plan national pur éradiquer le sans-abrisme.
| Le logement n’est pas une marchandise, c’est un droit humain fondamental, au même titre que l’emploi, la santé, l’énergie et les services publics. Face aux logiques de profit et de privatisation, nous devons reconstruire un rapport de forces avec les syndicats, les associations, les locataires et toutes les forces progressistes. |
C’est pourquoi nous appelons les locataires et résidents de bailleurs sociaux à participer massivement à l’élection de leurs représentants dans les Conseils d’administration qui auront lieu d’octobre à décembre.