Avoir un logement digne est un droit essentiel


tract
PCF

C’est pour cette raison que la puissance publique doit encadrer le logement.

Sur St-Nazaire les logements à loyers modérés sont gérés par la Silène, mais aussi CISN ou encore Habitat 44. Sur la commune il y a plus de demandes de logements que de logements disponibles. Avec la construction du porte-avions une centaine de logements seront réquisitionnés pour les militaires. Cette situation crée une tension pour répondre aux besoins de toute la population. Cela pourrait dégénérer vers une augmentation des conflits et des comportements racistes.

Les logements dits vacants regroupent divers type d’habitations vides. Il est compliqué de s’en faire une idée à vue d’œil. Alors qu’il était interdit de louer des logements mal isolés, la modification du diagnostic de performance énergétique et une loi déposée au Parlement vont à nouveau les autoriser, sous condition de futurs travaux.

Comme les salaires sont maigres, plus de la moitié des Nazairiens devrait avoir le droit d’habiter dans un logement à loyer modéré. Quand les communistes étaient dans la majorité au conseil municipal un tiers des habitants étaient logés en HLM. Aujourd’hui, ils sont moins d’un quart à pouvoir profiter de ce type de logements.

Non seulement la classe laborieuse a du mal à payer ses loyers, mais les ménages qui achètent leur logement mangent du pain noir pour payer leurs mensualités. Pour faire passer la pilule de la hausse des prix de l’immobilier, les banques ont baissé les conditions de prêt. Et elles ont augmenté les frais d’assurance. Le bail réel solidaire est une mesure pour acheter une habitation sans être propriétaire du terrain. Toutefois, ces logements faussent l’obligation des municipalités d’atteindre l’objectif d’un logement social pour cinq habitations. D’ailleurs, la tendance va vers un alignement du logement social vers les caractéristiques des locations privées.

Pour les plus pauvres, l’inaccessibilité à un logement digne conduit à vivre dans un garage. Nombreuses sont les travailleuses qui dorment dans leurs voitures ou vivent en camping car pour s’adapter à la précarité de l’emploi. Comme dans certaines zones de la ville, l’habitat indigne se mesure aussi à l’insécurité vécue ou ressentie. Sans la présence de services publics, pour l’accompagnement social en particulier, sans réseau de bus, y compris la nuit et le week end, sans police de proximité, le droit à la sécurité n’est pas assuré.

Pour les marchands de sommeil, tout va bien, mais celles et ceux qui ont été élus de l’Élysée comme place Blancho, sont les vrais responsables. La construction du porte-avions illustre ce manque généralisé de prévoyance. Au lieu d’apporter leur soutien, ils comptent sur le système débrouille et que le plus fort gagne. Il est tellement difficile d’aménager le système capitaliste pour répondre aux besoins de la population que les dirigeants veulent faire croire que ce n’est pas un problème politique.

Au contraire, les communistes ici à St-Nazaire et au niveau national ont des propositions concrètes. D’abord le moyen le plus direct d’intervenir sur le logement social, c’est d’élire et de contrôler les associations de représentants des locataires. Par leur intermédiaire au conseil d’administration des bailleurs sociaux une autre politique de construction est possible à St-Nazaire. Au lieu de vendre des logements sociaux, parce que les loyers sont trop faibles, la municipalité pourrait utiliser plus fréquemment son droit de préemption sur le marché immobilier. Alors que la promesse était de vendre un logement social pour en construire quatre, en 2026, il n’est pas possible d’en construire plus de deux après avoir vendu le patrimoine.

En 2027, aux élections présidentielles, le programme du parti communiste défend le retour d’un programme d’aide à la construction et l’encadrement des loyers. Évidemment, les employeurs du privé et du public doivent augmenter les salaires, et les entreprises devront participer à l’effort de construction par une augmentation des reversements au fonds Action logement. Un système similaire dans la fonction publique devrait améliorer le logement des employés municipaux, des personnels hospitaliers et des autres fonctionnaires. Dans les entreprises, l’adhésion aux syndicats doit renforcer les luttes pour que les comités sociaux économique créent des commissions logement avec du temps de délégation et du pouvoir sur les décisions économiques de l’entreprise.